mardi 3 novembre 2009

Enfin du nouveau!

Cher peuple en délire!

D'accord, il n'y a pas de peuple et encore moins de délire, donc je ne vois pas pourquoi je m'énerve comme ça!

Aujourd'hui, je veux vous parler de la caverne. Non pas cette caverne platonicienne qui en a fait rager plus d'un lors des cours de philosophie au Cégep, mais bien de ce lieu préhistorique, ce lieu de parole. En faisant le trajet de la transmission dans l'histoire de l'humanité (en accéléré!) Nous sommes passé de sociétés orales, à des sociétés basé l'image, ensuite le texte et ensuite, c'est là où ça se complique.

Oh oui!

Tout d'abord, il est faut de croire que chaque mode de communication existe en vase clos selon une époque donnée. L'histoire se chevauche, il en va de même pour les modes de communications. Depuis la fin du Moyen-Âge et, ce, jusqu'à la toute fin du XXe siècle, nous croyions vivre à l'ère de l'écriture, alors que subsistaient (et subsistent encore aujourd'hui) d'autres mode comme l'image et l'oralité. Même si, comme tout mode de communication, celui-ci présuppose qu'il y est présence et volonté sans toutefois imposer une relation d'immédiateté. Hors voilà qu'Internet vient modifier notre rapport à l'écrit puisque, maintenant, il peut y avoir situation d'immédiateté dans le mode écrit. Alors est-ce vraiment de l'écrit? Ou est-ce que nous avons assisté sans vraiment nous en rendre compte à une forme hybride d'écriture et d'oralité qui supporte deux états (immédiat et différé) sur un seul et même mode (l'écrit). Maintenant, surtout avec les principales caractéristiques des interfaces 2.0 (oui oui, je parle bien de Facebook et cie!), il est possible, pour la première fois dans l,histoire (ou la préhistoire) de l'humanité, d'être multi-mode, multi-medium et multi-relationnel.

Un instrument comme Twitter, pour ne citer que lui (oui vraiment... juste lui... s'il-vous-plaît! On a déjà assez de misère à s'y retrouver!), permet, sur le mode de l'écrit, d'être en situation d'immédiateté (être présent au moment de la transmission) ainsi que d'être en différé. Il permet une rétroaction sur le même temps relationnel. L'auteur peut être présent, comme absent. Mais l'éléments le plus important qui se consolide avec le fameux web 2.0 (qui trouve ça source dans le courriel et les réseaux IRC), c'est la traçabilité propre à l'écrit qui est transposé à cette forme hybride de communication, la possibilité de retracer tous les intervenants suivant le déroulement de la "conversation".

La donnée supplémentaire, qui vient compléter le portrait, c'est l'hypertexte. Il n'est pas question ici des hyperliens ajouter dans les messages qui sont, eux aussi, un nouveau mode de communication, mais bien l'hypertexte qui sous-tend la formation d'un réseau, plus ou moins complexe, autour de l'auteur, celui-ci devient alors un mot clé qui organise le discours et lui donne sens. Il importe donc, plus que jamais de considérer la proposition de Michel Foucault :
"[...]l'auteur, non pas entendu, bien sûr, comme l'individu parlant qui a prononcé ou écrit un texte, mais comme unité et origine de leurs significations, comme foyer de leur cohérence."
(Ordre du discours, page 28)

Ce véritable système ou institution du sujet est une structure complexe qui module notre compréhension du message. Ainsi, il s'avère que le Nom de l'auteur diffère du nom propre. Ce concept détermine l'oeuvre et non plus seulement l'individu. Le nom de l'auteur (le @quelquechose sur twitter) a donc ceci de particulier: non seulement détermine-t-il l'oeuvre dans sa totalité (en coordonnant et rassemblant chaque entrée en une bibliographie, par exemple l'oeuvre de Marcel Proust) ce qui détermine, par le fait même, l'origine de la communication (ou du message), mais il détermine également le contexte dans lequel nous orientons notre lecture dans le but de lui donner un sens.

À suivre!

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